Pas de brevet sur les plantes !
Les semences doivent rester un patrimoine commun !

Depuis des millénaires les hommes ont cultivé cette diversité. Elle appartient à tous et en premier lieu aux populations indigènes qui l’ont cultivée. Qu’elle soit accessible à tous est la base de notre pain quotidien et de la souveraineté alimentaire. Dans beaucoup de pays ce sont encore aujourd’hui surtout les paysans et les paysannes qui améliorent et multiplient, échangent et vendent les semences.

L’UE veut adopter une législation commune concernant les semences pour tous les pays membres d’ici 2010. Les transnationales des semences exigent le renforcement de leurs droits de propriété intellectuelle, par la possibilité d’inscrire des brevets sur les variétés et par la restriction sinon l’interdiction de toutes les semences paysannes et variétés non enregistrées.

Les dix plus grandes transnationales comme Bayer, Monsanto, Limagrain et Syngenta, contrôlent déjà 67% du marché mondial des semences. Pour étendre leur marché, elles veulent imposer au reste du monde leurs variétés dites modernes qui rendent les paysans dépendant des engrais et des pesticides produits par ces mêmes transnationales, et de l’irrigation artificielle.

Ce ne sont pas leurs variétés industrielles qui pourront nourrir la population mondiale à l’avenir, mais la grande diversité des variétés adaptées aux conditions spécifiques de chaque région et capables de s’adapter aux changements climatiques.

Les négociations sur une nouvelle législation en Europe se passent jusqu’à présent à huis clos entre les représentants des transnationales et les fonctionnaires européens et nous craignons le pire. Pour influer sur ces négociations une participation la plus large possible à cette campagne est nécessaire.

Nous exigeons

  • Le droit de produire nos propres semences, de les multiplier et de les échanger
  • Le renforcement de la diversité régionale par un soutien à ceux qui améliorent et cultivent des variétés biologiques
  • L’interdiction des OGM dans l’agriculture
  • L’interdiction des brevets sur les plantes
  • Une nouvelle procédure pour l’inscription de nouvelles variétés, excluant les OGM et les variétés dépendantes de produits chimiques
  • L’arrêt du gaspillage d’énergies dans l’agriculture en renonçant à l’utilisation des variétés nécessitant une multitude de produits chimiques, par les monocultures et les transports à travers le monde

Pour télécharger le document de la pétition : Pas de brevet sur les plantes !